Michel

Corme-Royal (17)
« Il est nécessaire de raccorder les petits villages au train. Aujourd’hui le train n’y fait que passer sans s’arrêter. »

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Michel, je suis ingénieur dans l’industrie. J’ai travaillé dans des entreprises de mécanique. Sainte-Ronic anciennement Alcatel. Je suis marié j’ai 2 enfants qui sont à la fac aujourd’hui à Paris. Le premier est en thèse à Paris Sud en Physique fondamentale et ma fille est dans le centre de Paris en Psycho. Je suis très engagé, notamment politiquement, mais aussi d’un point de vue associatif. Je fais partie de ATTAC par exemple, je fais partie d’autres associations engagées comme les Coquelicots-sur-Saintes depuis 2 ans. Je suis administrateur à l’association des Croqueurs de pommes de Charente-Maritime : on fait de la greffe et de la sauvegarde des variétés anciennes. Je suis administrateur des Aqua Comestibles à Saintes.
L’écologie c'est quelque chose qui me touche beaucoup. Ces engagements font que je suis secrétaire du groupe local Europe-Écologie-les-Verts de Saintes. Comme j’aime à dire à mes amis, si on veut s’en sortir il faut prendre le pouvoir par les urnes.

Comme j’aime à dire à mes amis, si on veut s’en sortir il faut prendre le pouvoir par les urnes.

D'où venez-vous ? Quand et comment êtes-vous arrivé(e) ici, dans cette région ?

J’habite dans un lieudit qui appartient à un petit village près de Sainte. La Commune s’appelle Corme-Royal et le lieudit s’appelle la Brousse. Une vingtaine de maisons et une cinquantaine d’âmes.
Je suis originaire des Alpes, près de Grenoble où j’ai fait mes études jusqu’à mes premières années de fac. Je suis ensuite parti à Poitiers pour faire mon école d’ingénieur. J’ai fait une coopération au Togo pendant 2 ans. J’y été prof de maths. Quand on n’a jamais enseigné, c'est très difficile et cela pose un problème d’un point de vue pédagogique. Il y avait la barrière de la langue parce que le français est la langue officielle, mais pas la langue maternelle.
Par la suite je suis parti travailler en Beauce. C'est là que j’ai rencontré ma femme.
Le problème de la Beauce c'est que ce sont des monocultures de céréales à perte de vue. On ne voit que des clochers dépasser. J’ai eu l’opportunité de venir travailler en Charente-Maritime en 1991.
Je suis à 15 minutes de Saintes et je ne suis pas citadin donc j’aime la campagne.

Quel est votre plus beau souvenir ici ?

J’ai beaucoup de bons souvenirs ici avec mes amis, mes enfants sont nés ici. Je me suis marié là. Un vrai souvenir bucolique : j’ai des restes de chasseurs cueilleurs et à côté il y a un bois. Je me souviens un automne, le gamin d’une voisine d’à côté de ma maison. Je suis parti avec lui cueillir des champignons. Il y avait une poussée ce jour-là. On est revenir avec des sacs énormes pleins de cèpes. Il était fier comme pas permis et est rentré chez lui avec le sac et c'est un super plaisir.

Je trouve dans mon jardin une sérénité que l’on ne trouve pas ailleurs. C'est un endroit à la fois de ressources et un endroit qui crée le partage.

À quoi ressemble votre quotidien ?

Aujourd’hui mon quotidien est particulier avec les aléas de la vie. En ne travaillant plus, je suis militant à 100% et jardinier à 100%. Cela me permet d’assouvir mes deux passions. Dans le village il y a pas mal de retraités avec qui je m'entends très bien. Quand je ne suis pas dans mon jardin, je suis avec mon ordinateur et je bosse pour mes associations et les Verts. En termes d’investissement cela est assez conséquent, mais passionnant.

Je trouve dans mon jardin une sérénité que l’on ne trouve pas ailleurs. En tant que militant, la sérénité est primordiale. C'est un endroit à la fois de ressources et un endroit qui crée le partage. J’ai la chance d’avoir une serre et un jardin donc j’ai fait beaucoup de plants avec les Incroyables de Saintes. À trois on a produit tous les plans que les Incroyables ont mis dans toute la ville. Je peux vous dire que ça fait des plans et des sacs de terreaux.
Au niveau alimentation, nous avons choisi de ne manger plus que bio. Avec quelques entorses, comme la viande où il est difficile de trouver du bio local. Mais par chez nous, il y a le marais, il y a beaucoup d’élevage avec des bœufs qui n’ont brouté que de l’herbe.

Vouloir mettre du transport en commun dans un milieu rural diffus, c'est inefficace, trop compliqué et trop cher. La chose qui est accessible et qui doit être refaite c'est l’accès en voiture ou en vélo à des gares rurales proches.

Pour le déplacement, le problème de la campagne, c'est qu'on a besoin de la voiture. En Charentes Maritime on est sur un milieu rural diffus. Vouloir mettre du transport en commun c'est inefficace, trop compliqué et trop cher. Même au niveau écologique. On ne peut pas passer partout tout le temps. La chose qui est accessible et qui doit être refaite c'est l’accès en voiture ou en vélo à des gares rurales proches. Chez nous le lieu classique c'est Saintes : culture, alimentation de grande surface, militantisme. Il est nécessaire de raccorder les petits villages au train. Aujourd’hui le train n’y fait que passer sans s’arrêter. Le bus Royan-Saintes y passe également. Aujourd’hui je suis obligé de prendre la voiture et il m’arrive de ne pas y aller parce que je ne veux pas prendre la voiture. Sainte n’est pas grand donc s’y déplacer n’est pas compliqué.

On est à l’initiative depuis une dizaine d’années du repas des voisins pour maintenir un tissu social dans le village. Si on ne fait pas ce genre d’évènement, on ne croise personne.

Qu'aimez-vous dans votre lieu de vie ?

Dans mon village ce qu’il me plaît est d’avoir ma maison mon jardin autour. J’ai la chance d’avoir une motte. Ici ce que l’on appelle une motte c'est un espace de terre proche ou collé à un ruisseau ou cours d’eau. La Brousse tire son nom de ce ruisseau. J’ai la chance d’être presque un paysan. Ce qui me plaît aussi c'est l’ambiance dans ce village. On discute beaucoup. On est à l’initiative depuis une dizaine d’années du repas des voisins pour maintenir un tissu social dans le village. Il commence à grossir avec des jeunes qui arrivent. La journée on ne les voit pas, donc le soir est le moment de se retrouver. Si on ne fait pas ce genre d’évènement, on ne croise personne.

Qu'aimez-vous dans votre département ou les autres endroits qui vous entourent ?

Quand j’ai été débauché pour aller à Saintes, je ne savais pas où c’était. Ma seule exigence était que cela soit en dessous de la Loire. Le climat aujourd’hui est exceptionnel. Parti comme c'est, les bananes ne vont pas tarder à arriver. Ce qui me plaît le plus ici c'est le fait d’avoir le soleil tout le temps et un ciel à 180 degrés. Je viens des Alpes où les montagnes cachent vite le soleil.

Qu'est-ce qu'habiter ici vous empêche de faire ou de vivre ?

Cela ne nous permet pas d’aller à des spectacles ou toutes autres activités culturelles. Tout de suite on doit sortir. Et c'est le point le plus négatif. Il n’y a pas de pauvreté culturelle, mais il manque certaines choses.

Je pense qu’il faudrait que la région développe une économie locale décentralisée. Il faudrait une politique d’aménagement du territoire avec des PME et des PMI.

Si vous aviez le pouvoir politique de changer une chose dans la région, quelle serait-elle ?

J’y pense beaucoup avec mon engagement. Pas facile de dire LA chose qu’on changerait. Avec la crise, on voit qu’il y a un changement des mentalités. Avec les Coquelicots, j’aimerai beaucoup que toutes mes cultures soient en agriculture biologique et qu’on arrête de mettre des pesticides partout. Même si je suis conscient qu’on est dans un monde mondialisé et que je ne suis pas seul.
Aujourd’hui je pense qu’il faudrait que la région développe une économie locale décentralisée : contrairement à ce qu’il se fait. Les usines ferment dans les campagnes pour ouvrir près des villes et il y a une concentration des emplois dans les grandes villes. Il faudrait une politique d’aménagement du territoire avec des PME et des PMI. Il faut par conséquent adapter les transports dans les territoires afin de permettre une meilleure mobilité. Il est plus facile pour un bordelais d’aller à Paris plutôt qu’à Saintes. C'est inadmissible.

Je pense qu’il faudra avoir des ceintures maraîchères autour des villes. Ici on a tout pour le faire et que les territoires soient autosuffisants.

Au niveau agricole, il faut une réforme, un changement de mode de culture. Ici il y a beaucoup de grandes cultures de maïs, tournesol et blé, et qui sont eux dans un contexte mondialisé. Je pense absolument qu’il faut relocaliser de l’agriculture vivrière et les cultures maraîchères. Ici on a tout pour le faire et que les territoires soient autosuffisants. Par contre il ne faut pas oublier la grande culture. Une fois qu’on sera résilient, il nous restera aussi beaucoup d’espaces pour nourrir d’autres pays. Il faut une part de système mondialisé et une part de système local.
Je dis ça d’autant plus convaincu que la semaine dernière il y avait une conférence de Stéphane Linou (importateur de l’expression locavore en France). Il a parlé du risque de ne pas avoir à manger et risque d’émeutes du fait de notre système mondialisé qui est basé sur le transport. Il dit que même dans la campagne si on arrête les camions, au bout de trois jours il n’y a plus rien à manger dans les campagnes. Quand on va au supermarché et même supérette de village, les produits ne viennent pas d’ici. On produit pour ailleurs et ailleurs produit pour nous. On est extrême vulnérable aux transports.

Comment voyez vous votre région dans 5 ans ? dans 10 ans ?

2030 c'est loin. Mais dans 5 ans, si j’ai bien lu le projet Néoterra qui a été fait par nos élus, on devrait avoir beaucoup moins de pesticides et beaucoup plus de bio. En parallèle je pense qu’il faudra avoir des ceintures maraîchères autour des villes. Pour Saintes ce n'est pas trop dur, mais pour Bordeaux, il y a du travail. Le prix du m2 n’est pas le même. J’espère que par la loi on peut changer ça. Dans le même sens au niveau industriel, j’aimerai bien voir des petites industries qui reviennent dans les plus petites villes. Même si je sais qu’aujourd’hui les PMI c'est compliqué de trouver un équilibre économique. Plus d’industries pour les besoins locaux.
Au niveau agricole, l’industrie agroalimentaire doit cesser. En 20 ans j’ai vu toutes les petites laiteries fermer. Il y a toujours une concentration industrielle pour des raisons économiques. Il faut une décentralisation dans l’agroalimentaire.

À chaque sècheresse on voit des gros arbres mourir et tomber, car en manque d’eau.

Selon vous, que faudrait-il préserver ?

Aujourd’hui la chose la plus en danger pour nous c'est l’eau. La richesse c'est l’eau et les prochaines guerres seront liées à l’eau. Le partage de l’eau est primordial. Ici nous avons la Charente où il y a beaucoup d’eau, mais c'est l’un des fleuves, si ce n’est le, plus pollué aux pesticides. Cela est en partie dû à la viticulture du cognac. On ne sait pas bien faire différemment hélas. On a le tourisme qui demande beaucoup d’eau. Il nous faut de l’eau pour nos agricultures, pour nos forêts et nos animaux. À chaque sècheresse on voit des gros arbres mourir et tomber, car en manque d’eau. L’agriculture consomme aujourd’hui trop d’eau. Il faut cultiver du blé et du tournesol. Ca fait moins de protéine et ça se vend moins bien, mais ça ne détruit pas notre planète.

Il faut redonner du sens au travail et à l’humain.

Et dans ce demain que vous imaginez, de quoi avez vous besoin pour vous sentir vraiment bien ?

Pour se sentir mieux ? Déjà je pense que les habitants ici se sentent bien. Et le mieux est l’ennemi du bien, comme on dit dans les bureaux d’étude. Pour se sentir mieux, il faut remettre le lien social et humain. Aujourd’hui notre monde libéral nous emmène vers de la concurrence tous contre tous. Il faut redonner du sens au travail et à l’humain. C'est ce qu’il manque le plus et ce dont les gens souffrent le plus.

Fabienne
« Je déplore qu’il n’y ait plus de café, ni de commerce au village. Avant les gens se rencontraient régulièrement. »
Bénéjacq (64)
Lire son portrait
Zékériya
« Cette volonté de trouver un consensus, de rechercher des solutions nouvelles ne sont pas monnaie commune dans nos campagnes. C’est cet équilibre entre campagnes et villes moyennes et grandes qui est à préserver - et non à confronter. »
Cenon (33)
Lire son portrait
Karine
« Avec les gilets jaunes, j’avais l’espoir que les revendications perdurent, que ce soit plus fort… que l’on revienne à l’essentiel. »
Monsanson (17)
Lire son portrait
Alain
« Penser le rural comme une entité en soi et non plus comme la simple extension de la ville. »
Maisonnisses (23)
Lire son portrait
Emilie
« Nous devons préserver notre écosystème et arrêter de tout détruire. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Axel
« Il n’y a pas d’égalité entre les grandes villes de Nouvelle-Aquitaine et les petites bourgades. Par exemple il a fallu 5 ans à Meymac pour qu’une route monte aux HLM où j’habitais ! »
Meymac (19)
Lire son portrait
Marie-Christine
« Ici, je suis chez moi, ce sont mes racines. »
Val de Louyre et Caudeau (24)
Lire son portrait
Frédéric
« Les décisions politiques ne sont pas raisonnées autour du vivre ensemble. »
Mouleydier (24)
Lire son portrait
Hortense
« Quand nous avons décidé de venir vivre ici nous n’avons pas pensé à l’isolement, car nous espérions que le train arrive rapidement. »
La Rochefoucauld-en-Angoumois (16)
Lire son portrait
Nicolas
« Il y a deux grands maux à l'œuvre sur nos territoires actuellement : d’un côté la dégradation (des écosystèmes, des vies des gens, de la diversité) ; et l’uniformisation (des langues, des paysages, des goûts, des modes de consommation et de pensée). »
Créon (33)
Lire son portrait
Émilien
« Je me souviens avoir passé un nombre considérable de journées, de soirées, à déambuler dans les espaces naturels que nous offre la gâtine : ses prairies, ses forêts, ses milieux humides, qui hélas disparaissent depuis quelques années. »
Mazières-en-Gâtine (79)
Lire son portrait
Pierre
« J'aime voir les traces laissées par nos lointains ancêtres, qui vivaient différemment et autrement dans les mêmes lieux. »
Coulounieix-Chamiers (24)
Lire son portrait
Sébastien
« Il nous faut des exemples locaux qui donneraient à espérer que tout reste possible. Je crois profondément à la valeur de l’exemple. »
Nercillac (16)
Lire son portrait
Adèle
« Ça me plaît d’habiter dans un village avec un mélange entre néo et ruraux. Si tout le monde pense comme moi ça ne m’intéresse pas ! »
Royère-de-Vassivière (23)
Lire son portrait
Philippe
« J’aimerais bien que notre région devienne autonome en terme de production alimentaire sans avoir recours à l’importation. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Adeline
« Pour me sentir vraiment bien, j’ai besoin que se développe une vision du monde de demain. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Mélanie
« Limoges est une ville à taille humaine et je dirais même à ma taille. »
Limoges (87)
Lire son portrait
Martin
« J’appréhende le bouleversement climatique et le bouleversement social… il faut partager les richesses, le travail et avoir plus d’autonomie locale. »
Badefols-sur-Dordogne (24)
Lire son portrait
Aurélie
« Le but est d’aider les gens. Leur donner de l’espoir pour vivre mieux ensemble. Je veux une région tournée vers sa population. »
Saint-Victurnien (87)
Lire son portrait
Romuald
« La Nouvelle-Aquitaine pourrait être une région moteur pour s’accorder avec le vivant, la ruralité, la transition. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Clara
« Il faut préserver la culture de chaque département et conserver le côté historique des villes. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Patrick
« Faire que les services publics soient vraiment des services pour les biens communs. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Jeanne et James
« Il faudrait développer des infrastructures vélos pour la campagne. »
Lignan-de-Bordeaux (33)
Lire son portrait
Jacquot
« J'ai toujours vécu à l'extérieur, et j'ai vu évoluer le monde trop rapidement. Surtout dans les dernières décennies. »
Saint-Pierre-Chérignat (23)
Lire son portrait
Frédérique
« J’ai des difficultés à accepter les différences de traitements entre les quartiers d’Angoulême et son centre-ville. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Marie-Line
« Habiter ici nous permet d’avoir un coin de nature en centre-ville. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Sylvie
« Toutes ces personnes qui arrivent... C'est une richesse, que l'ailleurs vienne à nous ! »
Saint-Léonard-de-Noblat (87)
Lire son portrait
Isabelle
« J’aimerais une amélioration au niveau de l’accès à l’emploi et à la formation. »
Agen (47)
Lire son portrait
Mathias
« Mon village m’offre un concentré d’humanité, je suis dans la réalité. »
Queyssac (24)
Lire son portrait
Delphine
« Je me suis installée à Benquet, une commune dans une zone de revitalisation rurale, par conviction. »
Benquet (40)
Lire son portrait
Alexandre
« La densification de la population et de l’urbanisme a été à la fois trop rapide et mal préparée. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Axel
« C’est une région attractive donc qui attire déjà, et va attirer de plus en plus de monde – avec tous les pendants positifs et négatifs que cela entraîne déjà. »
Arès (33)
Lire son portrait
Brigitte
« Quand je suis revenue dans la région il y a vingt ans, j’ai été enseignante itinérante, j’ai beaucoup tourné autour de Libourne. J’ai pris conscience de la misère des familles d’ouvriers agricoles, misère écologique aussi. »
Moulon (33)
Lire son portrait
Fréderic
« Il faut reconnaître que pour notre confort, nous exploitons la misère des autres. »
Saint-Aubin (40)
Lire son portrait
Christine
« C’est une région magnifique. Rien qu’à l’intérieur de la région, on peut voyager en quelques kilomètres. »
La Rivière (33)
Lire son portrait
Jacqueline
« Je tiendrai compte de l’avis et de la vie des autochtones. Il ne s’agit pas seulement de les écouter mais aussi de les entendre. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Michel
« Il est nécessaire de raccorder les petits villages au train. Aujourd’hui le train n’y fait que passer sans s’arrêter. »
Corme-Royal (17)
Lire son portrait
Stephanie
« Le parc locatif est cher. C'est compliqué de se loger pour les jeunes et les seniors. La question de l’habitat est centrale. »
Coulon (79)
Lire son portrait
Ludovic
« J’espère que la région développera les infrastructures et que les entreprises s’adapteront à faire en sorte que les employés puissent vivre en dehors de la ville. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Jocelyne
« J’aimerais que [la Région] soit moins centralisée sur la métropole de Bordeaux. Plus d’équilibre entre les territoires. »
Niort (79)
Lire son portrait
Jean-Marc
« On a aussi besoin d’espoir, on a tous besoin d’espoir. L’espoir d’avoir mieux et non moins. »
Saint-Sever (40)
Lire son portrait
Annick
« Faire confiance à chacun, favoriser le vivre ensemble pour innover, expérimenter et tout simplement partager… »
Coulounieix-Chamiers (24)
Lire son portrait
Martine
« Vue la déforestation en route depuis quelques années, il faut remettre du vert dans la ville. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Julien
« La Nouvelle-Aquitaine comme territoire sans pesticide c’est possible. Il est important de remettre au cœur l’alimentation pour les habitants. »
Arçais (79)
Lire son portrait
Jeanne
« J’ai besoin de la nature, de pistes cyclables pour faire du vélo tout le temps. »
Arcachon (33)
Lire son portrait
Aurélie
« Nous manquons cruellement de logements ! Mais faire pousser des immeubles pour en créer, ce n’est pas terrible. »
La Teste-de-Buch (33)
Lire son portrait
Michel
« Je voudrais que les jeunes puissent avoir un avenir dans notre région. Si on continue à détruire les emplois, les gens vont se concentrer dans les grandes métropoles et quitter nos villes et nos villages. »
Lot-et-Garonne (47)
Lire son portrait
Stéphanie
« Il faut donner un plan d'envergure afin de susciter un sentiment d'adhésion de chacun. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Guy
« Cette année, j’ai constaté qu’il y a moins d’abeilles que les autres années. »
Habas (40)
Lire son portrait
Marc
« Il faut arrêter de développer. Ne touchez plus à rien. »
La Teste-de-Buch (33)
Lire son portrait
Maryse
« Il y a tellement de gens qui se dévalorisent, alors que chacun devrait avoir conscience de son utilité sociale pour être en mesure de dire : moi aussi, j’apporte quelque chose. »
Sainte-Colombe-en-Bruilhois (47)
Lire son portrait
Gérard
« Il faut développer toute une économie autour des services de proximité. En Corrèze il y a des villages où avoir un service public est devenu difficile. »
Donzenac (19)
Lire son portrait
Stéphane
« J'ai ici un cadre de vie agréable dans une ville dynamique, jeune et consciente des enjeux de demain. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Berina
« Tout est lié : il faut penser les choses globalement. »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Stéphanie
« Les habitants ont besoin de reconnaissance et de bienveillance. »
Neuvic (19)
Lire son portrait
Catherine
« Réfléchir aux logements du futur me paraît indispensable. Développer les habitations dites alternatives et minimalistes comme les Tiny House ou yourte. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Catherine
« J’ai du mal à avoir des moments paisibles, au calme, loin du bruit et de la pollution. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Audrey
« Je suis créatrice zéro déchet depuis quelques mois, cela me permet d’aider financièrement des associations de protection animale, puisque je leur reverse une partie de mon chiffre d’affaires. »
Coulon (79)
Lire son portrait
Bastien
« Grâce au dialogue, continuer à se voir dans ces temps de crises et échanger nos points de vue. »
Saint-Pierre-du-Mont (40)
Lire son portrait
Clothilde
« D'ici 5 ou 10 ans... il va faire chaud ! »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Jean-Emmanuel
« Force est de constater que c’est la Métropole qui a le plus profité du développement ces 20 dernières années ; cela a accentué la relégation des classes populaires et de la classe moyenne en périphérie, et de plus en plus loin... »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Luc
« Ma famille et mes amis appartiennent à ce vaste territoire, pour moi, il fait sens. »
La Flotte (17)
Lire son portrait
Marie-Christine
« Faire en sorte que les gens n’aient pas une vision mercantile de la nature et que sa beauté soit préservée. »
Labouheyre (40)
Lire son portrait
Fanny
« Tout transformer pour faciliter le vélo comme au Danemark avec de vraies pistes cyclables. »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Laurence & Philippe
« La région est grande, immense. Il y a un enjeu fort que tout le monde se sente chez soi tout en maintenant une solidarité forte avec les autres dans un tel espace. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Loic
« Si j’avais le pouvoir, j’essaierais de redonner du sens au mot pouvoir. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Marie
« Le logement est trop difficile d'accès, on continue de construire et de bétonner notre pauvre nature alors qu'il y a des milliers de logements vacants. Il faudrait limiter les logements touristiques et encadrer leur prix ! »
Soorts-Hossegor (40)
Lire son portrait
Anabel
« Habiter ici me permet d'avoir un cadre de vie de très grande qualité, de choisir ce que je mange et de voir comment c'est produit. »
Ascain (64)
Lire son portrait
Jean Marie
« Je suis heureux quand je partage mes convictions pour la protection de la biodiversité »
Lagruère (47)
Lire son portrait
Pantxika
« Faire que les jeunes puissent se loger à un prix convenable. »
Ciboure (64)
Lire son portrait
Camille
« Préserver l'ambiance de la région, il serait dommage de perdre ce côté paisible. »
Saint-Médard-en-Jalles (33)
Lire son portrait
Myriam
« Nous aurions besoin de plus d'échanges, de mettre en avant ce qui nous rend meilleurs »
Saint-Germain-du-Puch (33)
Lire son portrait
Patrick
« Développer le réseau de transport en commun et le fret ferroviaire pour éviter et réguler le transport par camion. »
Saint-Germain-du-Puch (33)
Lire son portrait
Pauline
« Un partage harmonieux des ressources alimentaires sur le territoire. »
Bordeaux
Lire son portrait
Nicolas
« Toute décision impactant directement la Nature devrait être soumise au vote citoyen. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Kristel
« Je mettrais en place la gratuité des transports en commun »
Bordeaux
Lire son portrait
Pascal
« Nous ne survivrons pas à ce siècle si nous détruisons l'environnement qui nous nourrit, dont nous sommes issus. »
Bordeaux
Lire son portrait
Sylvie
« Cessez de construire, plantez des arbres »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Jean-Claude
« J'aimerais que la lutte contre les inégalités sociales, le combat pour le climat, et la sauvegarde de la biodiversité et du vivant soient liés. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Sylvie
« Il faut préserver les richesses du bassin, la pêche, l’ostréiculture, les forêts. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Martyna
« Il faudrait préserver l'environnement, la nature, le respect et la vie sous toutes ses formes. »
Pessac (33)
Lire son portrait
Alain
« Donner le goût de l'engagement citoyen, de développer la démocratie, de changer de paradigme. »
Siorac-en-Périgord (24)
Lire son portrait
Claire
« Je travaillerais sur le développement de plus de villes "juste milieu" qui soient à petite échelle, dynamiques et pensées en harmonie avec la nature »
Bordeaux
Lire son portrait
François
« Il faut préserver le patrimoine mobilier, culturel et paysagé, ainsi que la vie sociale via le milieu associatif. »
Niort (79)
Lire son portrait
Marianne-Ségolène
« Nous devons créer un site de démocratie participative et soutenir les industries vertes. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Isolde
« On aura besoin de solidarité, d'équité et d'humanisme pour faire face aux défis environnementaux, économiques et sociaux qui se profilent. »
Poitiers (86)
Lire son portrait
Mixel
« J’aime voir ce paysage qui exprime bien cette agriculture paysanne avec des fermes nombreuses, des animaux qui pâturent dehors, une montagne ouverte et globalement entretenue, une réalité qui correspond bien à l’image de qualité de notre agriculture. »
Gamarthe (64)
Lire son portrait
Odile
« Il faut préserver la nature pour un air respirable et une nourriture saine, et la poésie du monde ! »
Lesparre-Médoc (33)
Lire son portrait
Paul
« En priorité, nous devons préserver l'eau (...) car les épisodes de sécheresse à venir seront de plus en plus fréquents et de plus en plus longs. L'eau est un bien commun qui ne doit surtout pas être privatisé. »
Bordeaux
Lire son portrait
Lars
« Il faut contribuer à la souveraineté alimentaire de la métropole bordelaise. »
Gradignan (33)
Lire son portrait
JM
« J'ai la chance d'habiter dans la ville où je travaille : Chalossais d'origine et ancré dans mon territoire ! »
Saint-Sever (40)
Lire son portrait
Olivier
« Je suis bien partout sauf dans les lieux pollués par l'irresponsabilité des entreprises, des agriculteurs ou de simples citoyens qui jettent leurs déchets dans la nature. »
Bordeaux
Lire son portrait
Serge
« J'espère pouvoir mourir dans les meilleures conditions, en laissant après moi l'empreinte écologique la plus fertile possible. »
Poitiers (86)
Lire son portrait
Anne-Marie
« Développer la recherche sur l'éolien, le solaire et l'hydrogène pour atteindre le plus vite possible notre autonomie énergétique. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Jo
« Nous devons d'abord révolutionner notre façon de consommer à l'intérieur de nos maisons »
Bordeaux
Lire son portrait
Olivier
« L’amélioration de la mobilité serait importante pour multiplier les modes de transport et les faciliter. »
Salles (33)
Lire son portrait
Thierry
« Je pense que l’esthétique et plus largement le fait de vivre dans un environnement préservé et agréable, incite à la non-violence, dans tous les sens du terme. »
Maisonnisses (23)
Lire son portrait
Vincent
« Il faut préserver l‘activité économique, l‘identité locale forte, le littoral aussi. »
Pau (64)
Lire son portrait
Arthur
« C'est bien d'attirer des gens sur son territoire mais il faut aussi leur permettre de vivre bien sur ce même territoire. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Bou and Bou
« Rendre la région plus équitable entre villes/villages/campagnes. »
Bègles (33)
Lire son portrait
Cécile
« Protéger la nature pour améliorer la vie des gens »
Bordeaux
Lire son portrait
Florence
« J’aimerais plus d'équité sur le territoire. »
Mont-de-Marsan (40)
Lire son portrait
Jason & Anaïs
« Il faut revaloriser les anciennes zones d'activité, améliorer le recyclage et faire de l'économie circulaire. »
Palisse (19)
Lire son portrait
Jean-Luc
« Revoir localement les déplacements pour développer le collectif. »
Mignaloux-Beauvoir (86)
Lire son portrait
Jean-Marc
« Faciliter l’accès à la culture dans la ruralité. »
Magnac-Lavalette-Villars (16)
Lire son portrait
Jean-Michel
« Il faudrait changer la nouvelle Politique agricole commune (PAC), la structure paysage, l’alimentation. »
Bessines (79)
Lire son portrait
Koryushin
« Préserver les citoyens du consumérisme forcené. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Laurent
« C'est en sauvant le climat qu'on sauvera la biodiversité ! »
Celles-sur-Belle (79)
Lire son portrait
Léa
« Je stopperais la bétonisation, l'imperméabilisation des sols et je planterais des arbres ! »
Bordeaux
Lire son portrait
Pascale
« Je développerais les nouvelles technologies, l’écologie, l’éolien, la marée et les courants. Ici, on a plein de ressources. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Patricia
« Il faudrait avoir des lieux pour se rencontrer, se parler, interagir, mener des projets collectifs, en gestion publique, pas privée. »
La Teste-de-Buch
Lire son portrait
Pierre-Olivier
« S’il ne faut pas désespérer, il faut vraiment produire des prouesses en très peu de temps avant que les irréversibilités n'apparaissent. »
Niort (79)
Lire son portrait
Robert
« J’aime la proximité de l’eau. La tranquillité et le cadre de vie encore préservé. »
Andernos-les-Bains (33)
Lire son portrait
Roger & Philippe
« [Il faudrait] renforcer les critères d’attribution des festivals dans l’écologie (restauration, hôtellerie, organisation, logistique...) »
Montboyer (16)
Lire son portrait
Samia
« "My dream" : des espaces verts, des habitats décents, des transports collectifs bien répartis, des structures d'accueil solidaires et des lieux conviviaux et gratuits pour toutes les générations, pour apprendre à bien vivre ensemble. »
Gradignan (33)
Lire son portrait
Sandra
« [On aurait besoin] de la nature, des espaces en plein air : les gens sont nettement plus détendus et moins agressifs à partir du moment ou ils arrivent à profiter de la vie. »
Mont-de-Marsan (40)
Lire son portrait
Sébastien
« Il y a urgence à rendre nos territoires résilients »
La Crèche (79)
Lire son portrait
Stéphane
« Il faudrait aller vers une société où l'on consommerait moins et mieux, c’est-à-dire de manière durable. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Stéphane
« En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité. Je trouve cela assez joyeux parce que tout est à faire. »
Cognac (16)
Lire son portrait
Thérèse
« J’ai besoin de penser à un avenir plus serein, moins anxiogène, pour mes enfants. »
Andernos-les-Bains (33)
Lire son portrait
Damien
« Il faudrait changer totalement de paradigme : c’est absolument impossible de continuer à réfléchir en terme de profit immédiat et de croissance infinie, de considérer la nature comme une ressource inépuisable et les hommes comme des outils. »
Anglet (64)
Lire son portrait
Thierry
« Il faut rendre complémentaire la formation et les pôles industriels : équilibrer l’offre de formation avec nos besoins. »
L'Isle-d'Espagnac (16)
Lire son portrait
Wilfried
« Préserver le littoral ! C'est le plus menacé et le plus fragile. »
Saint-Vincent-de-Tyrosse (40)
Lire son portrait
« Portrait précédent
Jacqueline
« Je tiendrai compte de l’avis et de la vie des autochtones. Il ne s’agit pas seulement de les écouter mais aussi de les entendre. »
Gujan-Mestras (33)
Portrait suivant »
Stephanie
« Le parc locatif est cher. C'est compliqué de se loger pour les jeunes et les seniors. La question de l’habitat est centrale. »
Coulon (79)