Sébastien

Nercillac (16)
« Il nous faut des exemples locaux qui donneraient à espérer que tout reste possible. Je crois profondément à la valeur de l’exemple. »

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Sébastien, je suis originaire de la région cognaçaise et j’y vis encore ainsi que toute ma famille après quelques passages dans quelques grandes villes. J’ai aujourd’hui 38 ans (il faudrait demander à mon fils pour être certain), j’habite juste à côté de Cognac. Très jeune, j’ai été initié au jardinage, à l’écologie. Je me suis rendu compte plus tard que cela n’était pas si ordinaire. Mon père était adhérent d’associations environnementales, chez Charente Nature et la LPO notamment. Tout cela a grandement joué sur ma sensibilité d’aujourd’hui.

J’ai fait quelques études scientifiques avortées, j’ai fait un petit tour dans le milieu du sport en étant éducateur sportif pendant cinq ans avant de comprendre que je souhaitais profondément créer mon entreprise, ce que j’ai fait en commençant par l’entretien de jardin avant de me diversifier sur la création de parc et jardin avec l’envie de faire des choses durables, originales et écologiques.

Très jeune, j’ai été initié au jardinage, à l’écologie. Je me suis rendu compte plus tard que cela n’était pas si ordinaire.

À l’arrivée de notre premier enfant, il y a une dizaine d’années, ma femme a souhaité se réorienter et nous avons décidé de créer une activité de maraîchage. Il y a 7 ans, nous avons finalement acheté cette ferme qui est à la fois notre lieu de travail et notre habitation. Je me suis également engagé dans différents mandats associatifs et militants, notamment dans le milieu de l’agriculture, mais pas uniquement.

D'où venez-vous ? Quand et comment êtes-vous arrivé(e) ici, dans cette région ?

Je ne suis pas parti très longtemps en fait, essentiellement pour mes études. J’ai coutume de dire que j’ai fait un BAC+3, mais trois fois la première année. J’ai été à Nantes et Poitiers. J’aime beaucoup les grandes villes. Cela enrichit, le milieu des petites villes n’est pas le quotidien de la majorité des Français et il est important d’avoir d’autres expériences.

Quel est votre plus beau souvenir ici ?

L’un des plus beaux moments pour sortir de la naissance des enfants, je dirais l’achat de la ferme. Il représente un aboutissement, une ferme charentaise comme je pouvais la rêver. C’est également un commencement puisque d’évidence, c’est au travers de cette acquisition que les problèmes commencent. Il faut rénover, tout faire à la fois. Un rêve que je ne croyais pas vraiment accessible.

L’idée c’est aussi de recréer un lieu de vie, un mini village. Le lieu était précédemment habité par une seule famille alors qu’aujourd’hui nous sommes une famille de quatre à en profiter plus quatre locataires, les salariés qui passent, des woofers, en fait c’est plus d’une dizaine de personnes différentes qui passent sur le lieu tous les jours. Un vrai lieu de vie.

C’est une chose importante pour moi que nos choix, notre mode de vie ne soient pas clivant pour les voisins. Être diplomate amène les gens à changer.

À quoi ressemble votre quotidien ?

Nous vivons dans une ferme isolée avec une âme et une histoire, déjà présente au XVIe siècle entre l’ancienne forêt royale de Jarnac et l’étang du Solencon qui s’étendait à l’époque jusqu’à Cognac. Il y a beaucoup de passage, mais avec un petit lieu pour chacun.

Des voisins proches il n’y en a quasiment pas. Par contre, il y a un petit village au sein duquel nous sommes bien intégrés, et ceci en raison de notre métier. Soit parce que les habitants viennent chercher des légumes à la ferme, soit parce que nous intervenons dans les jardins pour l’entretien. C’est une chose importante pour moi que nos choix, notre mode de vie ne soient pas clivant pour les voisins. Être diplomate amène les gens à changer.

Là où je passe le plus de temps c’est dans mon bureau, c’est du moins ce que ma femme répondrait immédiatement. J’ai de plus en plus de gestion à faire. Ce qui ne me dérange pas fondamentalement. Je garde toutefois un contact avec le terrain. J’aime aussi passer du temps dans la nature autour de la maison pas très loin. Je passe beaucoup de temps à marcher, le soir, voire la nuit. Et en réunion !!!

Je me déplace en voiture, beaucoup trop. Par contre, je refuse maintenant de me déplacer en avion. En fait pour être plus juste je refuse de me déplacer en avion allant jusqu’à demander que des lieux de vacances avec des amis soient changés. Nous nous questionnons beaucoup sur l’utilisation de la voiture, de tout ce métal que nous devons transporter avec nous à chaque fois. Je n’ai pas encore trouvé la solution. Nous nous questionnons. Pourrions-nous nous passer de voiture ou pour le moins en avoir une seule ? Essayer d’utiliser les transports en commun ? Il y a deux arrêts de bus à 1 km de la maison. Nous avons conclu que cela était trop compliqué.

Nous nous nourrissons avec ce que nous produisons et ce que produisent les collègues. 95% bio. Cela ne me dérange toutefois pas de ne pas manger bio à l’occasion. J’aime bien acheter de la viande chez mon boucher qui ne fait pas forcément du bio. Par contre, ma consommation de viande a drastiquement baissé. Je suis à moins de 30 grammes de viande par jour alors que j’aimais vraiment cela. Pas de compromis avec le plaisir ! Je parviens à manger moins de viande en prenant le temps de cuisiner. Je ne fais pas de plat végétarien en essayant de remplacer la viande par autre chose. Je dois maintenant être OK avec les recommandations environnementales.
Je suis par contre très heureux de ce que nous sommes parvenus à inculquer à nos enfants par le biais de l’alimentation. Ils goûtent de tout. Ils savent être critiques quand ils vont au restaurant. Ils n’ont jamais commandé de menu-enfants au restaurant. Ils ne vont pas au fast-food. Nous ne leur avons jamais interdit, nous les avons même incités à découvrir par eux-mêmes et ils se sont fait leur opinion propre. Il se trouve qu’ils n’ont pas aimé ! Prendre le temps de cuisiner est une chose importante pour nous.

J’ai des activités dans ma journée, certaines me rapportent des sous et d’autres pas. Je ne les distingue pas en tant que loisir ou travail. Il me semble que la vie était beaucoup comme cela autrefois.

Sur la notion, le mot de loisirs, j’ai une vision différente de l’acceptation sociale actuelle et de la compartimentation que nous propose aujourd’hui la société. Pas de séparation entre travail et loisirs. J’ai des activités dans ma journée, certaines me rapportent des sous et d’autres pas. Je ne les distingue pas en tant que loisir ou travail. Il est des choses que j’aime bien faire et d’autres moins. Je n’aime pas faire la lessive et cela ne rapporte pas d’argent, mais cela doit être fait. Il me semble que la vie était beaucoup comme cela autrefois. Un paysan était une personne qui vivait de la campagne et par la campagne. Il ne se posait pas forcément la question, quand je cultive du blé est-ce pour gagner des sous ou pour me nourrir ? Il faisait les choses pour qu’à la fin de l’année le bilan ne soit pas négatif économiquement. Malheureusement bien souvent le bilan était négatif ce qui est peut-être un peu moins le cas aujourd’hui. Le travail que je fais est à la fois un loisir et une tâche. Les discussions que je peux avoir les woofers qui viennent travailler m’informent que bien souvent ils se sentent coincés par le cadre que la société leur impose comme de contraindre les loisirs au week-end.

Qu'aimez-vous dans votre lieu de vie ?

Mon endroit préféré, je dirais que c’est l’arrière de la maison. Il y a une forêt et une mare avec des dizaines voire des milliers de grenouilles à certaines saisons. M’assoir et écouter le bruit incroyable qu’elles peuvent faire. Par moment, tu crois être à côté d’une piste de décollage. J’ai pour projet de faire une petite plateforme en bois, au milieu de la mare pour pouvoir s’assoir et juste écouter les grenouilles. En fait, cet endroit est mon deuxième endroit préféré, car un autre me vient juste à l’esprit. Construire des cabanes. Pour les enfants bien évidemment, c’est le prétexte que j’utilise depuis que j’ai des enfants.

Qu'aimez-vous dans votre département ou les autres endroits qui vous entourent ?

J’engloberais le Cognaçais plutôt que de parler de ma ville. Je crois que je l’aime tout simplement car j’y ai fait ma vie bien plus que pour le produit qui fait le renom de ce territoire.
Au niveau du département, je dirais les Charentes en faisant référence au fleuve qui nous définit. J’aime l’aspect ruralité avec une faible densité de population avec tout de même une identité qui est assez présente. Il manque à mon goût quelques montagnes. J’aime tout de même certains endroits assez vallonnés avec ruisseaux et forêts.

Qu'aimez-vous dans votre région ?

J’étais un peu sceptique au départ sur le sens de cette région. Elle en a un, car Bordeaux est un point d’attrait vraiment logique. C’est une région qui me parle même si je pense que pour les territoires limitrophes l’est ou le sud de la région par exemple, sont vraiment loin géographiquement.
Par contre du coup il y a tous les paysages, montagnes, forêts, mers et cela est une force. De la diversité.

Quels sont les endroits, ou situations, où vous ne vous sentez pas bien ?

Les endroits où je ne me sens pas bien il n’y en a pas beaucoup en fait... Ah si j’en ai un ! Les grandes surfaces ! Je ne peux plus aller dans ces endroits-là. Je trouve aberrant que nous ayons construit des endroits pareils où nous nous devons de dépenser un argent si durement gagné. Là où la consommation devrait être un plaisir, je n’y vois qu’un déplaisir. Nous nous sommes fait avoir !

À un moment donné je me suis dit que l’agriculture n’était qu’une petite partie du problème et que les transitions énergétiques et climatiques étaient peut-être plus importantes. Et puis finalement, j’y reviens, car elle a une place prépondérante pour ces deux questions.

Qu'est-ce qu'habiter ici vous permet (de faire, de vivre…) ?

Le Cognaçais est un territoire de défi notamment sur les questions de transitions. C’est un vrai défi de changer les choses ici. Avec en même temps un atout énorme que ce territoire a les moyens de mener à bien ces transitions. Et je ne parle pas que de moyens financiers. Et en plus s’il y parvient, son renom aiderait à porter ce qui a pu être fait.

La région semble vraiment trop grande pour que nous puissions croire pouvoir y changer quelque chose. Comment faire ? Qui atteindre ? Je me sens un peu loin de la direction de la région. En même temps, la taille de la région lui donne de la force et nous pouvons constater que des choses ont été menées à bien comme Néo Terra ou autres.

Si vous aviez le pouvoir politique de changer une chose dans la région, quelle serait-elle ?

C’est la question la plus compliquée sans doute. L’agriculture me touche beaucoup. Engager une transition de l’agriculture très forte est ma priorité. À un moment donné je me suis dit que l’agriculture n’était qu’une petite partie du problème et que les transitions énergétiques et climatiques étaient peut-être plus importantes. Et puis finalement, j’y reviens, car elle a une place prépondérante pour ces deux questions. De plus, je trouve très important d’engager une vraie transition agricole et notamment en renversant la chute radicale du nombre d’agriculteurs. Augmenter le nombre de fermes et le nombre de personnes qui exercent ce métier. Depuis tout temps, le nombre d’agriculteurs diminue partout, dans tous les pays. De plus, c’est un problème dont les gens se sentent loin, qu’ils soient urbains ou ruraux.

Je pense que la problématique de la croissance n’est pas la vraie question et que la mettre toujours en avant fausse notre réflexion.

Pour la transition énergétique, je ne suis pas certain que nous prenions les choses dans le bon sens. Je pense que la problématique de la croissance n’est pas la vraie question et que la mettre toujours en avant fausse notre réflexion. Il faut trouver une stabilité, un équilibre.

Comment voyez vous votre région dans 5 ans ? dans 10 ans ?

Je ne vois pas que le parcours imposé à la région comme vraiment différent de ceux qui contraignent le national ou l’Europe. Il existe un courant ou une direction assez générale. Je pense que nous aurons fait pas mal de choses, mais que malgré tout nous serons encore assez loin du compte. Pour le dire autrement, nous devrions avoir commencé à ne plus accélérer alors que le mur s’approche. Nous aurons certainement commencé à ralentir, mais nous ne pourrons pas éviter de prendre le mur. Je ne veux pas dire que tout est perdu et que tout le monde va mourir. Je pense plutôt que nous allons devoir affronter des épreuves auxquelles nous ne nous serons malheureusement pas préparés. Cela ne veut pas dire « effondrement », mais beaucoup de désagréments et surtout pour les plus pauvres. Dans 10 ans ce devrait être pareil. Un constat assez dramatique.

Je pense que nous aurons fait pas mal de choses, mais que malgré tout nous serons encore assez loin du compte. [...] Pourquoi les adultes ne parviennent-ils pas à s’emparer de ces sujets ? Les enfants ont moins d’inertie.

La situation sera forcément très difficile à gérer. Cela va être compliqué de dire aux gens de continuer à faire des efforts de plus en plus grands alors que d’une manière irrémédiable la situation ne va pouvoir qu’empirer. Ceci risque d’être encore pire pour la biodiversité que pour le climat. Nous sommes en train de travailler aujourd’hui pour nos enfants. Ceci est très important. Quand j’en parle avec mes enfants de manière très factuelle, ils sont très étonnés. Comment est-il possible que des choses évidentes pour eux, échappent aux adultes que nous sommes ? Pourquoi les adultes ne parviennent-ils pas à s’emparer de ces sujets ? Les enfants ont moins d’inertie.

Selon vous, que faudrait-il préserver ?

Il y a un vrai travail d’aménagement du territoire. Des grosses métropoles et des campagnes vides. Un environnement très peu résilient. Il faut améliorer le maillage des territoires en préservant les villes de taille moyenne. Notre région est un peu configurée de la sorte. Il faut travailler à l’attractivité des territoires. Il faut également rééquilibrer le rapport littoral atlantique et l’intérieur des terres.

J’ai besoin de sentir que la société va dans le bon sens et que nous allons parvenir à relever les défis majeurs ensemble. C’est pour cela que je m’engage. C’est assez compliqué de faire face au constat que malgré tous les efforts nous pourrions bien finir par échouer.

Et dans ce demain que vous imaginez, de quoi avez vous besoin pour vous sentir vraiment bien ?

Ce n’est pas mal comme question. J’ai besoin d’une bonne santé. La santé est ce que j’espère préserver tout en me disant que je ne maîtrise pas tout. Pour le reste, je me dis que je suis plus à même de contrôler…
J’ai besoin de sentir que la société va dans le bon sens et que nous allons parvenir à relever les défis majeurs ensemble. C’est pour cela que je m’engage. C’est assez compliqué de faire face au constat que malgré tous les efforts nous pourrions bien finir par échouer.

Pour que les autres se sentent bien, il nous faut des exemples locaux qui donneraient à espérer que tout reste possible. Je crois profondément à la valeur de l’exemple. Il faut que les personnes puissent se projeter. Un besoin d’exemplarité. Voir qu’il est possible par exemple de vivre dans une ville sans voiture. Des besoins proches et différents, adaptés à la région.

Fabienne
« Je déplore qu’il n’y ait plus de café, ni de commerce au village. Avant les gens se rencontraient régulièrement. »
Bénéjacq (64)
Lire son portrait
Zékériya
« Cette volonté de trouver un consensus, de rechercher des solutions nouvelles ne sont pas monnaie commune dans nos campagnes. C’est cet équilibre entre campagnes et villes moyennes et grandes qui est à préserver - et non à confronter. »
Cenon (33)
Lire son portrait
Karine
« Avec les gilets jaunes, j’avais l’espoir que les revendications perdurent, que ce soit plus fort… que l’on revienne à l’essentiel. »
Monsanson (17)
Lire son portrait
Alain
« Penser le rural comme une entité en soi et non plus comme la simple extension de la ville. »
Maisonnisses (23)
Lire son portrait
Emilie
« Nous devons préserver notre écosystème et arrêter de tout détruire. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Axel
« Il n’y a pas d’égalité entre les grandes villes de Nouvelle-Aquitaine et les petites bourgades. Par exemple il a fallu 5 ans à Meymac pour qu’une route monte aux HLM où j’habitais ! »
Meymac (19)
Lire son portrait
Marie-Christine
« Ici, je suis chez moi, ce sont mes racines. »
Val de Louyre et Caudeau (24)
Lire son portrait
Frédéric
« Les décisions politiques ne sont pas raisonnées autour du vivre ensemble. »
Mouleydier (24)
Lire son portrait
Hortense
« Quand nous avons décidé de venir vivre ici nous n’avons pas pensé à l’isolement, car nous espérions que le train arrive rapidement. »
La Rochefoucauld-en-Angoumois (16)
Lire son portrait
Nicolas
« Il y a deux grands maux à l'œuvre sur nos territoires actuellement : d’un côté la dégradation (des écosystèmes, des vies des gens, de la diversité) ; et l’uniformisation (des langues, des paysages, des goûts, des modes de consommation et de pensée). »
Créon (33)
Lire son portrait
Émilien
« Je me souviens avoir passé un nombre considérable de journées, de soirées, à déambuler dans les espaces naturels que nous offre la gâtine : ses prairies, ses forêts, ses milieux humides, qui hélas disparaissent depuis quelques années. »
Mazières-en-Gâtine (79)
Lire son portrait
Pierre
« J'aime voir les traces laissées par nos lointains ancêtres, qui vivaient différemment et autrement dans les mêmes lieux. »
Coulounieix-Chamiers (24)
Lire son portrait
Sébastien
« Il nous faut des exemples locaux qui donneraient à espérer que tout reste possible. Je crois profondément à la valeur de l’exemple. »
Nercillac (16)
Lire son portrait
Adèle
« Ça me plaît d’habiter dans un village avec un mélange entre néo et ruraux. Si tout le monde pense comme moi ça ne m’intéresse pas ! »
Royère-de-Vassivière (23)
Lire son portrait
Philippe
« J’aimerais bien que notre région devienne autonome en terme de production alimentaire sans avoir recours à l’importation. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Adeline
« Pour me sentir vraiment bien, j’ai besoin que se développe une vision du monde de demain. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Mélanie
« Limoges est une ville à taille humaine et je dirais même à ma taille. »
Limoges (87)
Lire son portrait
Martin
« J’appréhende le bouleversement climatique et le bouleversement social… il faut partager les richesses, le travail et avoir plus d’autonomie locale. »
Badefols-sur-Dordogne (24)
Lire son portrait
Aurélie
« Le but est d’aider les gens. Leur donner de l’espoir pour vivre mieux ensemble. Je veux une région tournée vers sa population. »
Saint-Victurnien (87)
Lire son portrait
Romuald
« La Nouvelle-Aquitaine pourrait être une région moteur pour s’accorder avec le vivant, la ruralité, la transition. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Clara
« Il faut préserver la culture de chaque département et conserver le côté historique des villes. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Patrick
« Faire que les services publics soient vraiment des services pour les biens communs. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Jeanne et James
« Il faudrait développer des infrastructures vélos pour la campagne. »
Lignan-de-Bordeaux (33)
Lire son portrait
Jacquot
« J'ai toujours vécu à l'extérieur, et j'ai vu évoluer le monde trop rapidement. Surtout dans les dernières décennies. »
Saint-Pierre-Chérignat (23)
Lire son portrait
Frédérique
« J’ai des difficultés à accepter les différences de traitements entre les quartiers d’Angoulême et son centre-ville. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Marie-Line
« Habiter ici nous permet d’avoir un coin de nature en centre-ville. »
Bergerac (24)
Lire son portrait
Sylvie
« Toutes ces personnes qui arrivent... C'est une richesse, que l'ailleurs vienne à nous ! »
Saint-Léonard-de-Noblat (87)
Lire son portrait
Isabelle
« J’aimerais une amélioration au niveau de l’accès à l’emploi et à la formation. »
Agen (47)
Lire son portrait
Mathias
« Mon village m’offre un concentré d’humanité, je suis dans la réalité. »
Queyssac (24)
Lire son portrait
Delphine
« Je me suis installée à Benquet, une commune dans une zone de revitalisation rurale, par conviction. »
Benquet (40)
Lire son portrait
Alexandre
« La densification de la population et de l’urbanisme a été à la fois trop rapide et mal préparée. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Axel
« C’est une région attractive donc qui attire déjà, et va attirer de plus en plus de monde – avec tous les pendants positifs et négatifs que cela entraîne déjà. »
Arès (33)
Lire son portrait
Brigitte
« Quand je suis revenue dans la région il y a vingt ans, j’ai été enseignante itinérante, j’ai beaucoup tourné autour de Libourne. J’ai pris conscience de la misère des familles d’ouvriers agricoles, misère écologique aussi. »
Moulon (33)
Lire son portrait
Fréderic
« Il faut reconnaître que pour notre confort, nous exploitons la misère des autres. »
Saint-Aubin (40)
Lire son portrait
Christine
« C’est une région magnifique. Rien qu’à l’intérieur de la région, on peut voyager en quelques kilomètres. »
La Rivière (33)
Lire son portrait
Jacqueline
« Je tiendrai compte de l’avis et de la vie des autochtones. Il ne s’agit pas seulement de les écouter mais aussi de les entendre. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Michel
« Il est nécessaire de raccorder les petits villages au train. Aujourd’hui le train n’y fait que passer sans s’arrêter. »
Corme-Royal (17)
Lire son portrait
Stephanie
« Le parc locatif est cher. C'est compliqué de se loger pour les jeunes et les seniors. La question de l’habitat est centrale. »
Coulon (79)
Lire son portrait
Ludovic
« J’espère que la région développera les infrastructures et que les entreprises s’adapteront à faire en sorte que les employés puissent vivre en dehors de la ville. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Jocelyne
« J’aimerais que [la Région] soit moins centralisée sur la métropole de Bordeaux. Plus d’équilibre entre les territoires. »
Niort (79)
Lire son portrait
Jean-Marc
« On a aussi besoin d’espoir, on a tous besoin d’espoir. L’espoir d’avoir mieux et non moins. »
Saint-Sever (40)
Lire son portrait
Annick
« Faire confiance à chacun, favoriser le vivre ensemble pour innover, expérimenter et tout simplement partager… »
Coulounieix-Chamiers (24)
Lire son portrait
Martine
« Vue la déforestation en route depuis quelques années, il faut remettre du vert dans la ville. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Julien
« La Nouvelle-Aquitaine comme territoire sans pesticide c’est possible. Il est important de remettre au cœur l’alimentation pour les habitants. »
Arçais (79)
Lire son portrait
Jeanne
« J’ai besoin de la nature, de pistes cyclables pour faire du vélo tout le temps. »
Arcachon (33)
Lire son portrait
Aurélie
« Nous manquons cruellement de logements ! Mais faire pousser des immeubles pour en créer, ce n’est pas terrible. »
La Teste-de-Buch (33)
Lire son portrait
Michel
« Je voudrais que les jeunes puissent avoir un avenir dans notre région. Si on continue à détruire les emplois, les gens vont se concentrer dans les grandes métropoles et quitter nos villes et nos villages. »
Lot-et-Garonne (47)
Lire son portrait
Stéphanie
« Il faut donner un plan d'envergure afin de susciter un sentiment d'adhésion de chacun. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Guy
« Cette année, j’ai constaté qu’il y a moins d’abeilles que les autres années. »
Habas (40)
Lire son portrait
Marc
« Il faut arrêter de développer. Ne touchez plus à rien. »
La Teste-de-Buch (33)
Lire son portrait
Maryse
« Il y a tellement de gens qui se dévalorisent, alors que chacun devrait avoir conscience de son utilité sociale pour être en mesure de dire : moi aussi, j’apporte quelque chose. »
Sainte-Colombe-en-Bruilhois (47)
Lire son portrait
Gérard
« Il faut développer toute une économie autour des services de proximité. En Corrèze il y a des villages où avoir un service public est devenu difficile. »
Donzenac (19)
Lire son portrait
Stéphane
« J'ai ici un cadre de vie agréable dans une ville dynamique, jeune et consciente des enjeux de demain. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Berina
« Tout est lié : il faut penser les choses globalement. »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Stéphanie
« Les habitants ont besoin de reconnaissance et de bienveillance. »
Neuvic (19)
Lire son portrait
Catherine
« Réfléchir aux logements du futur me paraît indispensable. Développer les habitations dites alternatives et minimalistes comme les Tiny House ou yourte. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Catherine
« J’ai du mal à avoir des moments paisibles, au calme, loin du bruit et de la pollution. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Audrey
« Je suis créatrice zéro déchet depuis quelques mois, cela me permet d’aider financièrement des associations de protection animale, puisque je leur reverse une partie de mon chiffre d’affaires. »
Coulon (79)
Lire son portrait
Bastien
« Grâce au dialogue, continuer à se voir dans ces temps de crises et échanger nos points de vue. »
Saint-Pierre-du-Mont (40)
Lire son portrait
Clothilde
« D'ici 5 ou 10 ans... il va faire chaud ! »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Jean-Emmanuel
« Force est de constater que c’est la Métropole qui a le plus profité du développement ces 20 dernières années ; cela a accentué la relégation des classes populaires et de la classe moyenne en périphérie, et de plus en plus loin... »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Luc
« Ma famille et mes amis appartiennent à ce vaste territoire, pour moi, il fait sens. »
La Flotte (17)
Lire son portrait
Marie-Christine
« Faire en sorte que les gens n’aient pas une vision mercantile de la nature et que sa beauté soit préservée. »
Labouheyre (40)
Lire son portrait
Fanny
« Tout transformer pour faciliter le vélo comme au Danemark avec de vraies pistes cyclables. »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Laurence & Philippe
« La région est grande, immense. Il y a un enjeu fort que tout le monde se sente chez soi tout en maintenant une solidarité forte avec les autres dans un tel espace. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Loic
« Si j’avais le pouvoir, j’essaierais de redonner du sens au mot pouvoir. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Marie
« Le logement est trop difficile d'accès, on continue de construire et de bétonner notre pauvre nature alors qu'il y a des milliers de logements vacants. Il faudrait limiter les logements touristiques et encadrer leur prix ! »
Soorts-Hossegor (40)
Lire son portrait
Anabel
« Habiter ici me permet d'avoir un cadre de vie de très grande qualité, de choisir ce que je mange et de voir comment c'est produit. »
Ascain (64)
Lire son portrait
Jean Marie
« Je suis heureux quand je partage mes convictions pour la protection de la biodiversité »
Lagruère (47)
Lire son portrait
Pantxika
« Faire que les jeunes puissent se loger à un prix convenable. »
Ciboure (64)
Lire son portrait
Camille
« Préserver l'ambiance de la région, il serait dommage de perdre ce côté paisible. »
Saint-Médard-en-Jalles (33)
Lire son portrait
Myriam
« Nous aurions besoin de plus d'échanges, de mettre en avant ce qui nous rend meilleurs »
Saint-Germain-du-Puch (33)
Lire son portrait
Patrick
« Développer le réseau de transport en commun et le fret ferroviaire pour éviter et réguler le transport par camion. »
Saint-Germain-du-Puch (33)
Lire son portrait
Pauline
« Un partage harmonieux des ressources alimentaires sur le territoire. »
Bordeaux
Lire son portrait
Nicolas
« Toute décision impactant directement la Nature devrait être soumise au vote citoyen. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Kristel
« Je mettrais en place la gratuité des transports en commun »
Bordeaux
Lire son portrait
Pascal
« Nous ne survivrons pas à ce siècle si nous détruisons l'environnement qui nous nourrit, dont nous sommes issus. »
Bordeaux
Lire son portrait
Sylvie
« Cessez de construire, plantez des arbres »
Mérignac (33)
Lire son portrait
Jean-Claude
« J'aimerais que la lutte contre les inégalités sociales, le combat pour le climat, et la sauvegarde de la biodiversité et du vivant soient liés. »
Angoulême (16)
Lire son portrait
Sylvie
« Il faut préserver les richesses du bassin, la pêche, l’ostréiculture, les forêts. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Martyna
« Il faudrait préserver l'environnement, la nature, le respect et la vie sous toutes ses formes. »
Pessac (33)
Lire son portrait
Alain
« Donner le goût de l'engagement citoyen, de développer la démocratie, de changer de paradigme. »
Siorac-en-Périgord (24)
Lire son portrait
Claire
« Je travaillerais sur le développement de plus de villes "juste milieu" qui soient à petite échelle, dynamiques et pensées en harmonie avec la nature »
Bordeaux
Lire son portrait
François
« Il faut préserver le patrimoine mobilier, culturel et paysagé, ainsi que la vie sociale via le milieu associatif. »
Niort (79)
Lire son portrait
Marianne-Ségolène
« Nous devons créer un site de démocratie participative et soutenir les industries vertes. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Isolde
« On aura besoin de solidarité, d'équité et d'humanisme pour faire face aux défis environnementaux, économiques et sociaux qui se profilent. »
Poitiers (86)
Lire son portrait
Mixel
« J’aime voir ce paysage qui exprime bien cette agriculture paysanne avec des fermes nombreuses, des animaux qui pâturent dehors, une montagne ouverte et globalement entretenue, une réalité qui correspond bien à l’image de qualité de notre agriculture. »
Gamarthe (64)
Lire son portrait
Odile
« Il faut préserver la nature pour un air respirable et une nourriture saine, et la poésie du monde ! »
Lesparre-Médoc (33)
Lire son portrait
Paul
« En priorité, nous devons préserver l'eau (...) car les épisodes de sécheresse à venir seront de plus en plus fréquents et de plus en plus longs. L'eau est un bien commun qui ne doit surtout pas être privatisé. »
Bordeaux
Lire son portrait
Lars
« Il faut contribuer à la souveraineté alimentaire de la métropole bordelaise. »
Gradignan (33)
Lire son portrait
JM
« J'ai la chance d'habiter dans la ville où je travaille : Chalossais d'origine et ancré dans mon territoire ! »
Saint-Sever (40)
Lire son portrait
Olivier
« Je suis bien partout sauf dans les lieux pollués par l'irresponsabilité des entreprises, des agriculteurs ou de simples citoyens qui jettent leurs déchets dans la nature. »
Bordeaux
Lire son portrait
Serge
« J'espère pouvoir mourir dans les meilleures conditions, en laissant après moi l'empreinte écologique la plus fertile possible. »
Poitiers (86)
Lire son portrait
Anne-Marie
« Développer la recherche sur l'éolien, le solaire et l'hydrogène pour atteindre le plus vite possible notre autonomie énergétique. »
La Rochelle (17)
Lire son portrait
Jo
« Nous devons d'abord révolutionner notre façon de consommer à l'intérieur de nos maisons »
Bordeaux
Lire son portrait
Olivier
« L’amélioration de la mobilité serait importante pour multiplier les modes de transport et les faciliter. »
Salles (33)
Lire son portrait
Thierry
« Je pense que l’esthétique et plus largement le fait de vivre dans un environnement préservé et agréable, incite à la non-violence, dans tous les sens du terme. »
Maisonnisses (23)
Lire son portrait
Vincent
« Il faut préserver l‘activité économique, l‘identité locale forte, le littoral aussi. »
Pau (64)
Lire son portrait
Arthur
« C'est bien d'attirer des gens sur son territoire mais il faut aussi leur permettre de vivre bien sur ce même territoire. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Bou and Bou
« Rendre la région plus équitable entre villes/villages/campagnes. »
Bègles (33)
Lire son portrait
Cécile
« Protéger la nature pour améliorer la vie des gens »
Bordeaux
Lire son portrait
Florence
« J’aimerais plus d'équité sur le territoire. »
Mont-de-Marsan (40)
Lire son portrait
Jason & Anaïs
« Il faut revaloriser les anciennes zones d'activité, améliorer le recyclage et faire de l'économie circulaire. »
Palisse (19)
Lire son portrait
Jean-Luc
« Revoir localement les déplacements pour développer le collectif. »
Mignaloux-Beauvoir (86)
Lire son portrait
Jean-Marc
« Faciliter l’accès à la culture dans la ruralité. »
Magnac-Lavalette-Villars (16)
Lire son portrait
Jean-Michel
« Il faudrait changer la nouvelle Politique agricole commune (PAC), la structure paysage, l’alimentation. »
Bessines (79)
Lire son portrait
Koryushin
« Préserver les citoyens du consumérisme forcené. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Laurent
« C'est en sauvant le climat qu'on sauvera la biodiversité ! »
Celles-sur-Belle (79)
Lire son portrait
Léa
« Je stopperais la bétonisation, l'imperméabilisation des sols et je planterais des arbres ! »
Bordeaux
Lire son portrait
Pascale
« Je développerais les nouvelles technologies, l’écologie, l’éolien, la marée et les courants. Ici, on a plein de ressources. »
Gujan-Mestras (33)
Lire son portrait
Patricia
« Il faudrait avoir des lieux pour se rencontrer, se parler, interagir, mener des projets collectifs, en gestion publique, pas privée. »
La Teste-de-Buch
Lire son portrait
Pierre-Olivier
« S’il ne faut pas désespérer, il faut vraiment produire des prouesses en très peu de temps avant que les irréversibilités n'apparaissent. »
Niort (79)
Lire son portrait
Robert
« J’aime la proximité de l’eau. La tranquillité et le cadre de vie encore préservé. »
Andernos-les-Bains (33)
Lire son portrait
Roger & Philippe
« [Il faudrait] renforcer les critères d’attribution des festivals dans l’écologie (restauration, hôtellerie, organisation, logistique...) »
Montboyer (16)
Lire son portrait
Samia
« "My dream" : des espaces verts, des habitats décents, des transports collectifs bien répartis, des structures d'accueil solidaires et des lieux conviviaux et gratuits pour toutes les générations, pour apprendre à bien vivre ensemble. »
Gradignan (33)
Lire son portrait
Sandra
« [On aurait besoin] de la nature, des espaces en plein air : les gens sont nettement plus détendus et moins agressifs à partir du moment ou ils arrivent à profiter de la vie. »
Mont-de-Marsan (40)
Lire son portrait
Sébastien
« Il y a urgence à rendre nos territoires résilients »
La Crèche (79)
Lire son portrait
Stéphane
« Il faudrait aller vers une société où l'on consommerait moins et mieux, c’est-à-dire de manière durable. »
Bordeaux (33)
Lire son portrait
Stéphane
« En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité. Je trouve cela assez joyeux parce que tout est à faire. »
Cognac (16)
Lire son portrait
Thérèse
« J’ai besoin de penser à un avenir plus serein, moins anxiogène, pour mes enfants. »
Andernos-les-Bains (33)
Lire son portrait
Damien
« Il faudrait changer totalement de paradigme : c’est absolument impossible de continuer à réfléchir en terme de profit immédiat et de croissance infinie, de considérer la nature comme une ressource inépuisable et les hommes comme des outils. »
Anglet (64)
Lire son portrait
Thierry
« Il faut rendre complémentaire la formation et les pôles industriels : équilibrer l’offre de formation avec nos besoins. »
L'Isle-d'Espagnac (16)
Lire son portrait
Wilfried
« Préserver le littoral ! C'est le plus menacé et le plus fragile. »
Saint-Vincent-de-Tyrosse (40)
Lire son portrait
« Portrait précédent
Pierre
« J'aime voir les traces laissées par nos lointains ancêtres, qui vivaient différemment et autrement dans les mêmes lieux. »
Coulounieix-Chamiers (24)
Portrait suivant »
Adèle
« Ça me plaît d’habiter dans un village avec un mélange entre néo et ruraux. Si tout le monde pense comme moi ça ne m’intéresse pas ! »
Royère-de-Vassivière (23)