Stéphane

Cognac (16)
« En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité. Je trouve cela assez joyeux parce que tout est à faire. »

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Stéphane, j'ai 55 ans. Je vis à Cognac depuis 6 ans. Je dirige le théâtre de l’Avant-Scène.
J’ai toujours travaillé dans le milieu de la culture. Après avoir fait des études d’économie et de gestion, et en parallèle, d’histoire de l’art. Je suis un pur produit de gestion, gestion des ressources humaines et économiques, mais avec cette volonté de travailler dans le milieu culturel depuis très jeune.
À force d’exercer dans ce milieu, je comprends pourquoi je n’ai pas suivi le chemin vers lequel mes études d’économie m’emmenaient. Il y a un intérêt pour moi à brasser des idées à chercher du sens. En fait, j’adore cette émulation. J’adore les idées qui émanent de cette recherche de savoir où va le monde.
La question du sens est importante et, inconsciemment, je me dis que je ne l’aurais pas
trouvé en exerçant les métiers auxquels me destinaient ces études.

D'où venez-vous ? Quand et comment êtes-vous arrivé(e) ici, dans cette région ?

Je vis ici depuis 6 ans mais je suis d’origine bretonne. Je brandis cela comme un étendard. Cela à beaucoup de sens pour moi. Car la Bretagne dit quelque chose de ce qu’est une culture régionale. C’est une région dans laquelle il y a un vrai sens de la sociabilité. Il y a une histoire qui porte une culture, qui amène à une culture. Peut-être que tout cela est un récit entretenu mais, après tout, nous fonctionnons tous à partir de récits. Dans tous les cas, la Bretagne est une région qui a du sens pour moi. Ensuite, je suis allé vivre dans d’autres régions, près de la Suisse en Haute-Savoie, en Loire-Atlantique.

Le milieu naturel est réduit à une forme utilitaire.

À quoi ressemble votre quotidien ?

Je vis avec ma femme dans un appartement que nous louons, qui a des avantages : sa taille, sa luminosité mais qui est aussi une passoire thermique. Il n’est pas vertueux. Cela pose deux questions : une question de confort même si c'est très individualiste, et une question beaucoup plus collective et plus large : un lieu comme celui-là gaspille de l’énergie et de la ressource.
La réponse que nous avons trouvée, c’est de déménager. Trouver quelque chose de plus conforme à la consommation énergétique d’un couple comme le nôtre. Ou bien nous décidons d’acheter.
Acheter en centre-ville parce que cela facilite certaines choses. Mais peut-être acheter en Bretagne aussi. Une belle manière de mettre fin à ce récit fantasmatique.
Sinon, je passe le plus clair de mon temps sur mon lieu de travail : le théâtre.
Je me déplace à pied ou à vélo pour aller au travail, en voiture quand je sors de Cognac, parfois en train.
Nous mangeons exclusivement bio et de saison. Alors, il y a une chose très paradoxale : je suis amateur d’huîtres, j’adore ça ! Et je ne mange que des huîtres naturelles, nées en mer, non triploïdes (des huîtres stériles après modification des chromosomes). Pour en trouver, je suis obligé d’aller à Jarnac, vingt bornes avec une voiture diesel, chaque semaine, pour trouver mes huîtres. Il est là, le paradoxe. Si tu décides de manger en respectant les saisons, pas de fraises en hiver par exemple, comment accepter de manger des huîtres qui sont dopées aux antibiotiques comme des poules dans un poulailler industriel. C’est impensable pour moi mais, dans le même temps, je pollue… Alors qu’habitant le centre-ville, je peux faire cent mètres à pied pour trouver des huîtres sans polluer ! Dans ce cas, j’encourage une production qui ne me convient pas...
Face à un paradoxe, il n’y a qu’un choix. C’est anecdotique, mais très symbolique : la pollution que provoque ma voiture est invisible alors que l’huître que j’ingurgite, elle, est tangible ! Je la touche. Manger quelque chose qui est tangible me pose plus de problèmes qu’une pollution invisible.
Cela rejoint l’enquête qui dit que 70% des consommateurs de la Biocoop achètent bio avant ou pour le bien propre et que seuls 30 % intègrent dans leur démarche la sauvegarde des sols et autres biodiversités.

Qu'aimez-vous dans votre lieu de vie ?

J’ai toujours fantasmé la grande ville. Même si, au bout du compte, nous n’avons jamais habité dans une grande ville. Là où nous l’avons frôlé, c’était à Genève.
Finalement, je me rends compte que cet endroit, cette ville moyenne de Cognac, m’est agréable. C’est peut-être l’âge ? À 50 ans, on ne cherche pas la même chose qu'à 20 ans. Je m’en rends bien compte quand on recrute des gens pour le théâtre. Cette ville est plutôt agréable à vivre. Par sa taille, par la façon dont elle est configurée.
Mais il n’y a pas assez de pistes cyclables.

Qu'aimez-vous dans votre région ?

La lumière et le climat.

Quels sont les endroits, situations, moments où vous vous sentez le mieux dans votre quotidien ?

La mer !

En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité.
Je trouve cela assez joyeux parce que tout est à faire. C’est quelque chose qui naît.

À l’inverse, quels sont les endroits, ou situations, où vous ne vous sentez pas bien ?

Je ne suis pas certain d’être vraiment à l’aise quand je traverse la campagne.
Ce n’est pas vrai pour toute la Charente. Toute cette campagne proche et autour de Cognac, sous des apparences vertes et feuillues, elle est comme soumise. Le milieu naturel est réduit à une forme utilitaire. Il n’y a que cela. Les pesticides ne se voient pas mais on peut juste imaginer dans quel état se trouvent le sol et le sous-sol. La marque de l’homme est hyper-présente. C’est peut-être vrai en ville aussi mais c’est d’autant plus flagrant et plus dérangeant dans un milieu dit naturel. Comment et pourquoi l’Homme contraint la Nature avec une telle force ? Et pour quelle raison ? Pour que la nature lui fournisse ce qu’il souhaite, ce qu’il désire. Nous ne parlons pas de besoins vitaux, mais bien de fantasmes mercantiles.

Qu'est-ce qu'habiter ici vous permet (de faire, de vivre…) ?

J’aime la taille de la ville. Et cela nous facilite la vie d’être au centre.

Qu'est-ce qu'habiter ici vous empêche de faire ou de vivre ?

Cela ne m'empêche pas de faire quoi que ce soit.

Si vous aviez le pouvoir politique de changer une chose dans la région, quelle serait-elle ?

J’ai vécu un tout petit peu dans cette région avant qu’elle ne devienne aussi grande, nous parlions alors de la région Poitou-Charentes. C’est un gage d’ouverture que ces trois régions aient fusionné. Je ne sais pas très bien ce qui la caractérise. Je ne sais pas son identité, mais ce n’est pas très grave. Dans tous les cas, c’est une identité multiple. Contrairement à la Bretagne qui a une identité forte, qui porte une langue et une culture, alors qu’ici, en Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité.
Je trouve cela assez joyeux en fait ! Vraiment parce que tout est à faire. C’est quelque chose qui naît. Il y a quelque chose à inventer là.

Comment et pourquoi l’Homme contraint la Nature avec une telle force ? Et pour quelle raison ? Pour que la nature lui fournisse ce qu’il souhaite, ce qu’il désire. Nous ne parlons pas de besoins vitaux mais bien de fantasmes mercantiles.

Comment voyez vous votre région dans 5 ans ? dans 10 ans ?

Que représente l’échelon régional pour l’Etat ? C’est très ambigu cette histoire. Si l’on compare, par exemple, avec l’Allemagne où les länder ont un pouvoir presque autonome. Ce sont des espaces qui, politiquement, sont influents. Je pense qu’il est important d’aller vers cela en France. Cela permettrait de donner un vrai pouvoir à la décentralisation. L’échelon régional peut avoir une vraie fonction politique dans son rapport avec le pouvoir central qui ne doit pas forcément être régalien. C’est une vraie puissance, mais aussi parce que l’échelon régional permet des particularismes, des spécificités que l’échelon national ne peut pas.

Sans connaître tous les tenants et les aboutissants, une région qui a cette taille peut sans doute fournir à ses habitants les ressources nécessaires. La question du local donne matière à débat. Le local, c’est bien jusqu’à ce qu’il se transforme en localisme... De toutes les manières, tous les termes qui se terminent en “isme” sont problématiques. C’est là qu’il faut trouver le point de bascule. Le pire danger, c’est la ghettoïsation. La question de la régionalisation est donc importante pour faire circuler, entretenir les circuits courts et ne surtout pas tomber dans le localisme. C’est le danger de la Bretagne.

Il y a un besoin crucial de politique, un politique qui fasse rêver, un politique capable de nous projeter. C’est vrai pour tout un chacun, pour les jeunes aussi. C’est une vraie nécessité que de donner aux jeunes cette capacité de projection. Ils ont aussi besoin de cette nourriture-là !

Selon vous, que faudrait-il préserver ?

Comment combiner l’amélioration et la préservation dans chacun des territoires ? Comment fait-on pour arrêter de produire du Cognac comme nous le faisons aujourd’hui sans complètement arrêter car ce n’est pas possible sans détruire un écosystème ? Comment conserver un savoir-faire, une agriculture, la confection d’un produit, et comment l’améliorer en prenant de la distance ou en le remettant dans un espace plus vaste ? Le Cognac est une marque de l’économie régionale.

Cette question n’est pas typiquement régionale et j’exerce mon métier en région.
Nous fonctionnons tous autant que nous sommes sur la base d’imaginaires. L’imaginaire économique, la croissance par exemple est un imaginaire. Sur tous les sujets, l’imaginaire nous procure des manières de voir et de ressentir les choses. Il se produit de plus en plus souvent des phénomènes extrêmes. Une manière de gérer ces phénomènes, c’est de travailler sur nos imaginaires. Vivre sur d’autres modes. Comment faire ? Comment modifier des imaginaires ? C’est très complexe, cela prend beaucoup de temps. Je pense que la culture est un endroit qui peut contribuer à agir sur ces imaginaires. Nous ne pouvons pas les changer comme avec une baguette
magique. Mais bon, une fois que l’on a dit cela, il faut regarder comment fonctionne ce milieu, celui de la culture. Ce milieu au-delà de sa manière de voir un peu édulcorée.
Une manière où l’art et la culture porteraient un certain regard sur le monde. Quelles sont les valeurs en réalité portées ? Le discours en vigueur dans ce milieu est un discours très vertueux. Depuis le retour aux affaires, après le confinement, on regarde ce qui se dit, on lit des éditoriaux qui parlent beaucoup du vivant, il y a comme une célébration du vivant de la part des gens qui travaillent dans la culture. Et puis, on regarde ce qui se passe une fois l’éditorial lu et on se rend compte qu’en fait, notre monde de la culture ne fait qu'entretenir un modèle très productiviste. On ne fait rien d’autre que d’entretenir l’imaginaire que l’on vient de dénoncer. Je pense que l’on a
les moyens d’agir sur les imaginaires et donc sur les situations extrêmes. Pour y parvenir, il nous faut changer notre manière de fonctionner, pour le moins quitter un modèle parfaitement néolibéral. Nous fonctionnons aujourd’hui comme n’importe lequel des secteurs économiques. Nous fonctionnons sous le diktat de l'affluence. Nous fonctionnons sur le mode productiviste, consummériste. Notre crédo est la quantité. L’art peut nous permettre de travailler et de changer cet imaginaire. Mais en tout cas par l’art, le monde culturel peut contribuer à changer les imaginaires. À condition que lui-même se transforme.

Et dans ce demain que vous imaginez, de quoi avez vous besoin pour vous sentir vraiment bien ?

Il y a vraiment un besoin vital de se projeter. Combien de choses aujourd’hui fonctionnent comme des écrans qui viennent perturber ces projections ? Et la projection, c’est quoi ? Le politique à un rôle très évident à jouer. Le politique n’est pas celui qui doit gérer à court terme, mais bien celui qui a une vision. Être capable de changer les imaginaires, c’est être capable de se projeter. Sans vision qui dépasse le bout du nez du quotidien, pas de projection possible. Et donc pas de capacité de transformation réelle ! Ou pour le moins, elle serait fortement freinée, empêchée. C’est vraiment un point essentiel. Il y a un besoin crucial de politique, un politique qui fasse rêver, un politique capable de nous projeter. C’est vrai pour tout un chacun et pour moi en particulier. C’est aussi vrai pour les Jeunes. C’est une vraie nécessité que de donner aux jeunes cette capacité de projection. S’il faut leur donner à bouffer, ils ont aussi besoin de cette nourriture-là !

Fabienne
« Je déplore qu’il n’y ait plus de café, ni de commerce au village. Avant les gens se rencontraient régulièrement. »
Bénéjacq (64)
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Zékériya
« Cette volonté de trouver un consensus, de rechercher des solutions nouvelles ne sont pas monnaie commune dans nos campagnes. C’est cet équilibre entre campagnes et villes moyennes et grandes qui est à préserver - et non à confronter. »
Cenon (33)
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Karine
« Avec les gilets jaunes, j’avais l’espoir que les revendications perdurent, que ce soit plus fort… que l’on revienne à l’essentiel. »
Monsanson (17)
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Alain
« Penser le rural comme une entité en soi et non plus comme la simple extension de la ville. »
Maisonnisses (23)
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Emilie
« Nous devons préserver notre écosystème et arrêter de tout détruire. »
Bergerac (24)
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Axel
« Il n’y a pas d’égalité entre les grandes villes de Nouvelle-Aquitaine et les petites bourgades. Par exemple il a fallu 5 ans à Meymac pour qu’une route monte aux HLM où j’habitais ! »
Meymac (19)
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Marie-Christine
« Ici, je suis chez moi, ce sont mes racines. »
Val de Louyre et Caudeau (24)
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Frédéric
« Les décisions politiques ne sont pas raisonnées autour du vivre ensemble. »
Mouleydier (24)
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Hortense
« Quand nous avons décidé de venir vivre ici nous n’avons pas pensé à l’isolement, car nous espérions que le train arrive rapidement. »
La Rochefoucauld-en-Angoumois (16)
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Nicolas
« Il y a deux grands maux à l'œuvre sur nos territoires actuellement : d’un côté la dégradation (des écosystèmes, des vies des gens, de la diversité) ; et l’uniformisation (des langues, des paysages, des goûts, des modes de consommation et de pensée). »
Créon (33)
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Émilien
« Je me souviens avoir passé un nombre considérable de journées, de soirées, à déambuler dans les espaces naturels que nous offre la gâtine : ses prairies, ses forêts, ses milieux humides, qui hélas disparaissent depuis quelques années. »
Mazières-en-Gâtine (79)
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Pierre
« J'aime voir les traces laissées par nos lointains ancêtres, qui vivaient différemment et autrement dans les mêmes lieux. »
Coulounieix-Chamiers (24)
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Sébastien
« Il nous faut des exemples locaux qui donneraient à espérer que tout reste possible. Je crois profondément à la valeur de l’exemple. »
Nercillac (16)
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Adèle
« Ça me plaît d’habiter dans un village avec un mélange entre néo et ruraux. Si tout le monde pense comme moi ça ne m’intéresse pas ! »
Royère-de-Vassivière (23)
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Philippe
« J’aimerais bien que notre région devienne autonome en terme de production alimentaire sans avoir recours à l’importation. »
Bordeaux (33)
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Adeline
« Pour me sentir vraiment bien, j’ai besoin que se développe une vision du monde de demain. »
Angoulême (16)
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Mélanie
« Limoges est une ville à taille humaine et je dirais même à ma taille. »
Limoges (87)
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Martin
« J’appréhende le bouleversement climatique et le bouleversement social… il faut partager les richesses, le travail et avoir plus d’autonomie locale. »
Badefols-sur-Dordogne (24)
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Aurélie
« Le but est d’aider les gens. Leur donner de l’espoir pour vivre mieux ensemble. Je veux une région tournée vers sa population. »
Saint-Victurnien (87)
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Romuald
« La Nouvelle-Aquitaine pourrait être une région moteur pour s’accorder avec le vivant, la ruralité, la transition. »
Bergerac (24)
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Clara
« Il faut préserver la culture de chaque département et conserver le côté historique des villes. »
Bordeaux (33)
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Patrick
« Faire que les services publics soient vraiment des services pour les biens communs. »
Bergerac (24)
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Jeanne et James
« Il faudrait développer des infrastructures vélos pour la campagne. »
Lignan-de-Bordeaux (33)
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Jacquot
« J'ai toujours vécu à l'extérieur, et j'ai vu évoluer le monde trop rapidement. Surtout dans les dernières décennies. »
Saint-Pierre-Chérignat (23)
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Frédérique
« J’ai des difficultés à accepter les différences de traitements entre les quartiers d’Angoulême et son centre-ville. »
Angoulême (16)
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Marie-Line
« Habiter ici nous permet d’avoir un coin de nature en centre-ville. »
Bergerac (24)
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Sylvie
« Toutes ces personnes qui arrivent... C'est une richesse, que l'ailleurs vienne à nous ! »
Saint-Léonard-de-Noblat (87)
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Isabelle
« J’aimerais une amélioration au niveau de l’accès à l’emploi et à la formation. »
Agen (47)
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Mathias
« Mon village m’offre un concentré d’humanité, je suis dans la réalité. »
Queyssac (24)
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Delphine
« Je me suis installée à Benquet, une commune dans une zone de revitalisation rurale, par conviction. »
Benquet (40)
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Alexandre
« La densification de la population et de l’urbanisme a été à la fois trop rapide et mal préparée. »
Bordeaux (33)
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Axel
« C’est une région attractive donc qui attire déjà, et va attirer de plus en plus de monde – avec tous les pendants positifs et négatifs que cela entraîne déjà. »
Arès (33)
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Brigitte
« Quand je suis revenue dans la région il y a vingt ans, j’ai été enseignante itinérante, j’ai beaucoup tourné autour de Libourne. J’ai pris conscience de la misère des familles d’ouvriers agricoles, misère écologique aussi. »
Moulon (33)
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Fréderic
« Il faut reconnaître que pour notre confort, nous exploitons la misère des autres. »
Saint-Aubin (40)
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Christine
« C’est une région magnifique. Rien qu’à l’intérieur de la région, on peut voyager en quelques kilomètres. »
La Rivière (33)
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Jacqueline
« Je tiendrai compte de l’avis et de la vie des autochtones. Il ne s’agit pas seulement de les écouter mais aussi de les entendre. »
Gujan-Mestras (33)
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Michel
« Il est nécessaire de raccorder les petits villages au train. Aujourd’hui le train n’y fait que passer sans s’arrêter. »
Corme-Royal (17)
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Stephanie
« Le parc locatif est cher. C'est compliqué de se loger pour les jeunes et les seniors. La question de l’habitat est centrale. »
Coulon (79)
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Ludovic
« J’espère que la région développera les infrastructures et que les entreprises s’adapteront à faire en sorte que les employés puissent vivre en dehors de la ville. »
Bordeaux (33)
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Jocelyne
« J’aimerais que [la Région] soit moins centralisée sur la métropole de Bordeaux. Plus d’équilibre entre les territoires. »
Niort (79)
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Jean-Marc
« On a aussi besoin d’espoir, on a tous besoin d’espoir. L’espoir d’avoir mieux et non moins. »
Saint-Sever (40)
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Annick
« Faire confiance à chacun, favoriser le vivre ensemble pour innover, expérimenter et tout simplement partager… »
Coulounieix-Chamiers (24)
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Martine
« Vue la déforestation en route depuis quelques années, il faut remettre du vert dans la ville. »
Gujan-Mestras (33)
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Julien
« La Nouvelle-Aquitaine comme territoire sans pesticide c’est possible. Il est important de remettre au cœur l’alimentation pour les habitants. »
Arçais (79)
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Jeanne
« J’ai besoin de la nature, de pistes cyclables pour faire du vélo tout le temps. »
Arcachon (33)
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Aurélie
« Nous manquons cruellement de logements ! Mais faire pousser des immeubles pour en créer, ce n’est pas terrible. »
La Teste-de-Buch (33)
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Michel
« Je voudrais que les jeunes puissent avoir un avenir dans notre région. Si on continue à détruire les emplois, les gens vont se concentrer dans les grandes métropoles et quitter nos villes et nos villages. »
Lot-et-Garonne (47)
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Stéphanie
« Il faut donner un plan d'envergure afin de susciter un sentiment d'adhésion de chacun. »
Bordeaux (33)
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Guy
« Cette année, j’ai constaté qu’il y a moins d’abeilles que les autres années. »
Habas (40)
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Marc
« Il faut arrêter de développer. Ne touchez plus à rien. »
La Teste-de-Buch (33)
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Maryse
« Il y a tellement de gens qui se dévalorisent, alors que chacun devrait avoir conscience de son utilité sociale pour être en mesure de dire : moi aussi, j’apporte quelque chose. »
Sainte-Colombe-en-Bruilhois (47)
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Gérard
« Il faut développer toute une économie autour des services de proximité. En Corrèze il y a des villages où avoir un service public est devenu difficile. »
Donzenac (19)
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Stéphane
« J'ai ici un cadre de vie agréable dans une ville dynamique, jeune et consciente des enjeux de demain. »
Bordeaux (33)
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Berina
« Tout est lié : il faut penser les choses globalement. »
Mérignac (33)
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Stéphanie
« Les habitants ont besoin de reconnaissance et de bienveillance. »
Neuvic (19)
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Catherine
« Réfléchir aux logements du futur me paraît indispensable. Développer les habitations dites alternatives et minimalistes comme les Tiny House ou yourte. »
La Rochelle (17)
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Catherine
« J’ai du mal à avoir des moments paisibles, au calme, loin du bruit et de la pollution. »
Bordeaux (33)
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Audrey
« Je suis créatrice zéro déchet depuis quelques mois, cela me permet d’aider financièrement des associations de protection animale, puisque je leur reverse une partie de mon chiffre d’affaires. »
Coulon (79)
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Bastien
« Grâce au dialogue, continuer à se voir dans ces temps de crises et échanger nos points de vue. »
Saint-Pierre-du-Mont (40)
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Clothilde
« D'ici 5 ou 10 ans... il va faire chaud ! »
Mérignac (33)
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Jean-Emmanuel
« Force est de constater que c’est la Métropole qui a le plus profité du développement ces 20 dernières années ; cela a accentué la relégation des classes populaires et de la classe moyenne en périphérie, et de plus en plus loin... »
Mérignac (33)
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Luc
« Ma famille et mes amis appartiennent à ce vaste territoire, pour moi, il fait sens. »
La Flotte (17)
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Marie-Christine
« Faire en sorte que les gens n’aient pas une vision mercantile de la nature et que sa beauté soit préservée. »
Labouheyre (40)
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Fanny
« Tout transformer pour faciliter le vélo comme au Danemark avec de vraies pistes cyclables. »
Mérignac (33)
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Laurence & Philippe
« La région est grande, immense. Il y a un enjeu fort que tout le monde se sente chez soi tout en maintenant une solidarité forte avec les autres dans un tel espace. »
Bordeaux (33)
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Loic
« Si j’avais le pouvoir, j’essaierais de redonner du sens au mot pouvoir. »
Bordeaux (33)
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Marie
« Le logement est trop difficile d'accès, on continue de construire et de bétonner notre pauvre nature alors qu'il y a des milliers de logements vacants. Il faudrait limiter les logements touristiques et encadrer leur prix ! »
Soorts-Hossegor (40)
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Anabel
« Habiter ici me permet d'avoir un cadre de vie de très grande qualité, de choisir ce que je mange et de voir comment c'est produit. »
Ascain (64)
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Jean Marie
« Je suis heureux quand je partage mes convictions pour la protection de la biodiversité »
Lagruère (47)
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Pantxika
« Faire que les jeunes puissent se loger à un prix convenable. »
Ciboure (64)
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Camille
« Préserver l'ambiance de la région, il serait dommage de perdre ce côté paisible. »
Saint-Médard-en-Jalles (33)
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Myriam
« Nous aurions besoin de plus d'échanges, de mettre en avant ce qui nous rend meilleurs »
Saint-Germain-du-Puch (33)
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Patrick
« Développer le réseau de transport en commun et le fret ferroviaire pour éviter et réguler le transport par camion. »
Saint-Germain-du-Puch (33)
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Pauline
« Un partage harmonieux des ressources alimentaires sur le territoire. »
Bordeaux
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Nicolas
« Toute décision impactant directement la Nature devrait être soumise au vote citoyen. »
La Rochelle (17)
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Kristel
« Je mettrais en place la gratuité des transports en commun »
Bordeaux
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Pascal
« Nous ne survivrons pas à ce siècle si nous détruisons l'environnement qui nous nourrit, dont nous sommes issus. »
Bordeaux
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Sylvie
« Cessez de construire, plantez des arbres »
Mérignac (33)
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Jean-Claude
« J'aimerais que la lutte contre les inégalités sociales, le combat pour le climat, et la sauvegarde de la biodiversité et du vivant soient liés. »
Angoulême (16)
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Sylvie
« Il faut préserver les richesses du bassin, la pêche, l’ostréiculture, les forêts. »
Gujan-Mestras (33)
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Martyna
« Il faudrait préserver l'environnement, la nature, le respect et la vie sous toutes ses formes. »
Pessac (33)
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Alain
« Donner le goût de l'engagement citoyen, de développer la démocratie, de changer de paradigme. »
Siorac-en-Périgord (24)
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Claire
« Je travaillerais sur le développement de plus de villes "juste milieu" qui soient à petite échelle, dynamiques et pensées en harmonie avec la nature »
Bordeaux
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François
« Il faut préserver le patrimoine mobilier, culturel et paysagé, ainsi que la vie sociale via le milieu associatif. »
Niort (79)
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Marianne-Ségolène
« Nous devons créer un site de démocratie participative et soutenir les industries vertes. »
La Rochelle (17)
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Isolde
« On aura besoin de solidarité, d'équité et d'humanisme pour faire face aux défis environnementaux, économiques et sociaux qui se profilent. »
Poitiers (86)
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Mixel
« J’aime voir ce paysage qui exprime bien cette agriculture paysanne avec des fermes nombreuses, des animaux qui pâturent dehors, une montagne ouverte et globalement entretenue, une réalité qui correspond bien à l’image de qualité de notre agriculture. »
Gamarthe (64)
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Odile
« Il faut préserver la nature pour un air respirable et une nourriture saine, et la poésie du monde ! »
Lesparre-Médoc (33)
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Paul
« En priorité, nous devons préserver l'eau (...) car les épisodes de sécheresse à venir seront de plus en plus fréquents et de plus en plus longs. L'eau est un bien commun qui ne doit surtout pas être privatisé. »
Bordeaux
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Lars
« Il faut contribuer à la souveraineté alimentaire de la métropole bordelaise. »
Gradignan (33)
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JM
« J'ai la chance d'habiter dans la ville où je travaille : Chalossais d'origine et ancré dans mon territoire ! »
Saint-Sever (40)
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Olivier
« Je suis bien partout sauf dans les lieux pollués par l'irresponsabilité des entreprises, des agriculteurs ou de simples citoyens qui jettent leurs déchets dans la nature. »
Bordeaux
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Serge
« J'espère pouvoir mourir dans les meilleures conditions, en laissant après moi l'empreinte écologique la plus fertile possible. »
Poitiers (86)
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Anne-Marie
« Développer la recherche sur l'éolien, le solaire et l'hydrogène pour atteindre le plus vite possible notre autonomie énergétique. »
La Rochelle (17)
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Jo
« Nous devons d'abord révolutionner notre façon de consommer à l'intérieur de nos maisons »
Bordeaux
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Olivier
« L’amélioration de la mobilité serait importante pour multiplier les modes de transport et les faciliter. »
Salles (33)
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Thierry
« Je pense que l’esthétique et plus largement le fait de vivre dans un environnement préservé et agréable, incite à la non-violence, dans tous les sens du terme. »
Maisonnisses (23)
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Vincent
« Il faut préserver l‘activité économique, l‘identité locale forte, le littoral aussi. »
Pau (64)
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Arthur
« C'est bien d'attirer des gens sur son territoire mais il faut aussi leur permettre de vivre bien sur ce même territoire. »
Bordeaux (33)
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Bou and Bou
« Rendre la région plus équitable entre villes/villages/campagnes. »
Bègles (33)
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Cécile
« Protéger la nature pour améliorer la vie des gens »
Bordeaux
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Florence
« J’aimerais plus d'équité sur le territoire. »
Mont-de-Marsan (40)
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Jason & Anaïs
« Il faut revaloriser les anciennes zones d'activité, améliorer le recyclage et faire de l'économie circulaire. »
Palisse (19)
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Jean-Luc
« Revoir localement les déplacements pour développer le collectif. »
Mignaloux-Beauvoir (86)
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Jean-Marc
« Faciliter l’accès à la culture dans la ruralité. »
Magnac-Lavalette-Villars (16)
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Jean-Michel
« Il faudrait changer la nouvelle Politique agricole commune (PAC), la structure paysage, l’alimentation. »
Bessines (79)
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Koryushin
« Préserver les citoyens du consumérisme forcené. »
Bordeaux (33)
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Laurent
« C'est en sauvant le climat qu'on sauvera la biodiversité ! »
Celles-sur-Belle (79)
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Léa
« Je stopperais la bétonisation, l'imperméabilisation des sols et je planterais des arbres ! »
Bordeaux
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Pascale
« Je développerais les nouvelles technologies, l’écologie, l’éolien, la marée et les courants. Ici, on a plein de ressources. »
Gujan-Mestras (33)
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Patricia
« Il faudrait avoir des lieux pour se rencontrer, se parler, interagir, mener des projets collectifs, en gestion publique, pas privée. »
La Teste-de-Buch
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Pierre-Olivier
« S’il ne faut pas désespérer, il faut vraiment produire des prouesses en très peu de temps avant que les irréversibilités n'apparaissent. »
Niort (79)
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Robert
« J’aime la proximité de l’eau. La tranquillité et le cadre de vie encore préservé. »
Andernos-les-Bains (33)
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Roger & Philippe
« [Il faudrait] renforcer les critères d’attribution des festivals dans l’écologie (restauration, hôtellerie, organisation, logistique...) »
Montboyer (16)
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Samia
« "My dream" : des espaces verts, des habitats décents, des transports collectifs bien répartis, des structures d'accueil solidaires et des lieux conviviaux et gratuits pour toutes les générations, pour apprendre à bien vivre ensemble. »
Gradignan (33)
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Sandra
« [On aurait besoin] de la nature, des espaces en plein air : les gens sont nettement plus détendus et moins agressifs à partir du moment ou ils arrivent à profiter de la vie. »
Mont-de-Marsan (40)
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Sébastien
« Il y a urgence à rendre nos territoires résilients »
La Crèche (79)
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Stéphane
« Il faudrait aller vers une société où l'on consommerait moins et mieux, c’est-à-dire de manière durable. »
Bordeaux (33)
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Stéphane
« En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes dans un assemblage qui créé de la multiplicité. Je trouve cela assez joyeux parce que tout est à faire. »
Cognac (16)
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Thérèse
« J’ai besoin de penser à un avenir plus serein, moins anxiogène, pour mes enfants. »
Andernos-les-Bains (33)
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Damien
« Il faudrait changer totalement de paradigme : c’est absolument impossible de continuer à réfléchir en terme de profit immédiat et de croissance infinie, de considérer la nature comme une ressource inépuisable et les hommes comme des outils. »
Anglet (64)
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Thierry
« Il faut rendre complémentaire la formation et les pôles industriels : équilibrer l’offre de formation avec nos besoins. »
L'Isle-d'Espagnac (16)
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Wilfried
« Préserver le littoral ! C'est le plus menacé et le plus fragile. »
Saint-Vincent-de-Tyrosse (40)
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Andernos-les-Bains (33)